Conseiller voyage freelance et prospection : mon retour d’expérience

Conseiller voyage et prospection
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Tous les indépendants le savent : sans prospection, pas de clients. Et pourtant, qu’on soit conseiller voyage freelance, graphiste, community manager ou rédacteur Web… Trouver des clients n’est jamais simple. La prospection fait peur, on s’y colle de mauvaise grâce parce qu’on n’a pas le choix… Pour t’aider à intégrer la prospection dans ton quotidien de Travel Planner indépendant, Floriane, notre rédactrice Web, te fait part de son retour d’expérience

La prospection, défi et réalité du conseiller voyage freelance

Quand on choisit de devenir Travel Planner, on pense à la création de séjours sur mesure avant la prospection. Et c’est normal ! Pourtant, prospecter est une réalité entrepreneuriale qu’il faut introduire dans son quotidien professionnel aussi tôt que possible. Car, malheureusement, aucun travailleur indépendant ne peut s’en passer.

Pour un conseiller voyage freelance, la prospection n’est pas une simple formalité. C’est un véritable investissement stratégique qui va t’aider à vivre de ton activité sur le long terme. 

Et tu le sais : un Travel Planner indépendant n’est pas en vacances toute l’année. Il est surtout son propre patron, avec toutes les responsabilités que cela implique. Gestion, comptabilité, respect de la réglementation, marketing et acquisition clients

Mon retour d’expérience en tant que freelance

Je ne suis pas Travel Planner, mais rédactrice Web et consultante freelance depuis bientôt cinq ans. Et, en tant qu’indépendante, je fais face aux mêmes réalités entrepreneuriales que toi dans ton activité de conseiller voyage : visibilité, gestion administrative, communication ou encore démarchage clients. La fameuse « prospection », bête noire de (presque) tous les freelances, moi y compris.

C’est parce que la prospection continue d’être compliquée pour moi aujourd’hui que j’ai décidé de partager mon expérience. Mais aussi pour te montrer qu’on peut mettre toutes les chances de son côté, et rendre la démarche moins désagréable.

Mes débuts en freelance : le contexte

Je suis devenue freelance en pleine épidémie de COVID-19, après que l’agence de voyages qui m’employait a mis la clé sous la porte.

À l’époque, je n’avais pas réalisé qu’être à son compte quand on est aussi introverti que moi était un pari dangereux. Et comme j’ai démarré sur des plateformes de rédaction, “tout allait bien” : les missions venaient à moi sans que j’aie besoin d’approcher qui que ce soit. 

Mais, au fil du temps, je me suis vite aperçue que les clients n’arriveraient pas tous seuls. Qu’il faudrait que j’aille les chercher. C’est là que les choses ont commencé à se corser.

Ma « stratégie » de prospection

Quand j’ai démarré mes recherches, je n’avais pas réfléchi à la méthode ou à l’organisation. J’ai commencé modestement, sur des plateformes d’annonces en ligne comme Indeed ou pour freelance, comme Malt, puis j’ai créé mon profil LinkedIn.

Les premières années, j’appliquais une stratégie de prospection freestyle :

– Contacter des clients et entreprises quand j’avais le temps ;

– Prospecter quand l’envie me prenait (rarement 😅) ; 

– Repousser l’envoi d’e-mails ou de messages parce que ce n’était pas urgent.

En résumé : des actions disparates, improvisées et… inefficaces. Avec le recul, je ne recommande cette technique à personne. Elle ne porte pas ses fruits et elle beaucoup trop de place à la procrastination. Pire : elle ne sert pas le développement de ton activité de Travel Planner !

Place à la discipline

Par la suite, j’ai décidé de prospecter avec méthode : si je voulais trouver des clients, il fallait m’en donner les moyens.

– Pendant 6 mois, j’ai consacré 30 minutes par jour à la prospection (ou, à défaut, 2 créneaux d’une heure chaque semaine) ;

– J’ai instauré une routine de prospection : liker et commenter des posts IG ou LinkedIn, prendre des nouvelles d’un projet, découvrir une entreprise…

De petites actions qui, mises bout à bout, ont fini par faire la différence. Car, attention, quand je dis “prospecter”, cela ne veut pas dire “vendre”, mais “établir un premier contact”.

Je crois que c’est l’une des principales raisons pour lesquelles la prospection fait peur au Travel Planner indépendant et aux freelances en général. On a tous peur de passer pour des marchands de tapis. En réalité, la vente est un long parcours.

Je suis convaincue que, pour trouver des clients, il faut avant tout s’intéresser aux humains cachés derrière et les écouter.

Mon constat

Cinq ans de freelancing m’ont enseigné une chose. La prospection ne fonctionne que si elle devient une discipline qui repose sur deux piliers :

– La rigueur ;

– La régularité.

Oui, je sais, ce n’est pas forcément agréable à lire.

Mais si tu attends d’être motivé(e), de te découvrir une passion pour la prospection (😂) ou de trouver l’inspiration divine, tu n’iras jamais chercher de clients. C’est un peu comme d’attendre LE bon moment pour suivre une formation Travel Planner indépendant. Il n’existe pas. La clé est de passer à l’action !

L’importance de la prospection quand on est Travel Planner

Le cerveau humain est très doué pour se trouver des excuses. Avant d’adopter une stratégie de prospection rigoureuse, je m’en suis raconté des dizaines, parmi lesquelles :

 – “Je n’ai pas le temps aujourd’hui, je prospecterai demain” ;

– “Je dois absolument terminer cette mission client d’abord” ;

– “Pourquoi prospecter alors que j’ai suffisamment de travail ?” ;

– “Personne n’a envie de se faire démarcher, de toute façon”.

Etc., etc. 

Le manque de temps, l’urgence d’une prestation à réaliser, l’illusion d’une activité qui tourne… Tous ces motifs ont une chose en commun : l’inaction.

Crois-moi, prospecter dans l’urgence n’a rien d’amusant. C’est pourquoi je te conseille vivement d’instaurer une routine de prospection dès que possible. De cette manière, si un jour ton activité de conseiller voyage freelance ralentit, tu auras déjà de bonnes habitudes, un réseau solide et un flux d’opportunités pour rebondir !

Graphiste, rédacteur Web, conseiller voyage freelance, peu importe. Si tu es à ton compte, alors tu dois prospecter. Malgré la peur de l’inconnu, la procrastination et le manque de confiance en soi !

Conseiller voyage freelance : comment prospecter efficacement ?

L’activité de Travel Planner freelance mérite d’être structurée pour porter ses fruits. Que tu sois encore en formation ou conseiller voyage déjà lancé, le plus tôt est le mieux

Alors, commence par organiser ta semaine pour y voir plus clair. Laisse bien sûr un peu de marge à l’imprévu, c’est inévitable. En fait, qu’on soit Travel Planner indépendant ou consultante SEO freelance, c’est la répétition qui fait tout.  

Voici quelques exemples de stratégies de prospection que tu peux mettre en œuvre dès aujourd’hui :

– Bloque trois à quatre créneaux par semaine pour la prospection ; 

– Prends 15 minutes par jour pour échanger avec des voyageurs ;

– Dresse la liste de tes objectifs mensuels et fais le point pour suivre tes avancées ;

– Essaie d’enrichir ton réseau régulièrement via Instagram, LinkedIn…

– Discute et vas à la rencontre de ta cible pour comprendre ses besoins et ses envies.

Te forcer à réaliser ces tâches, aussi minimes soient-elles, va te permettre d’obtenir de vrais résultats

Et rappelle-toi : un petit effort chaque jour vaut mieux qu’un coup d’éclat ponctuel 😘

J’espère que ces quelques réflexions te seront utiles dans ton activité de conseiller voyage freelance. La prospection peut faire peur à bien des égards, mais elle n’a pas pour vocation d’être laborieuse !

 

Pour aller plus loin :

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